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Le
"discounter" Lidl poursuit ses projets suisses
Dans
un communiqué de presse, la firme allemande annonce clairement
sa volonté d'expansion. "Des contrats pour 70 emplacements
ont été conclus. Quinze permis de construire ont été
accordés", lit-on. Lidl compte ouvrir des bureaux à
Frauenfeld (TG), Berne, Bâle et Lausanne. Des collaborateurs supplémentaires
seront embauchés pour développer plus rapidement le réseau
de filiales en Suisse.
Le
casseur de prix allemand n'a pour l'instant pas eu la tâche facile.
Lidl, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 36 milliards
d'euros (54 milliards de francs) en 2004, irrite les agriculteurs de Näfels
(GL). Ces
derniers veulent empêcher la construction d'un centre de distribution.
L'affaire, entre les mains du gouvernement glaronais, pourrait se terminer
devant le Tribunal fédéral. A Genève, ce sont les
autorités qui ne font rien pour accueillir les «hard discounters»
allemands. "On cherche davantage à attirer des firmes technologiques",
relevait Carlo Lamprecht, chef du Département genevois de l'économie,
de l'emploi et des affaires extérieures. A Etoy (VD) comme à
Emmen (LU), Lidl comme Aldi ne sont pas les bienvenus en raison du trafic.
Mais les barrières n'arrêteront pas Lidl, groupe fondé
au début des années 70 par Dieter Schwarz. En trente ans,
Lidl s'est taillé sa réputation en vendant des produits
de marque à prix cassé. Il dispose aujourd'hui d'un réseau
de plus de 5000 filiales à travers l'Europe, soit le plus important
du continent. Une inconnue subsiste: si
Aldi
a annoncé l'ouverture de son premier magasin d'ici à la
fin de l'année, l'inauguration de la première enseigne Lidl
n'a pas encore été annoncée. Ce sera en 2006, voire
2007.
Le
Temps, 06.10.2005
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Autre
magasin allemand « hard discounter », c’est à
dire qui propose des produits à prix très bas défiant
toute concurrence
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